Créateur de Jardins

dimanche 23 février 2014

Une canopée à Barcelone

Aride nœud routier barcelonais, la place des Gloires catalanes est promise à devenir un vaste espace vert public. Le 7 février dernier, les paysagistes français de l'agence TER, leurs associés et leur consœur barcelonaise Ana Coello de Llobet ont remporté le concours organisé par la capitale de la Catalogne, en Espagne, pour métamorphoser ce qui n’a longtemps été qu’un grand rond-point.
Baptisé « Canòpia urbana » (Canopée urbaine), ce parc d’échelle métropolitaine sera abondamment arboré. L’espace aura été au préalable libéré de la circulation automobile (une partie du trafic doit à terme passer en souterrain) et ce sol désormais continu sera parfaitement accessible et confortable. Le projet prévoit de varier les densités de plantations, alternant des îlots – baptisés « nodes » - de végétation foisonnante avec des espaces plus découverts, dont une grande clairière. La disposition de ces « nodes » devrait en outre permettre d’orienter les vents. Ajouté à l’ombre procurée par la couverture végétale, ce dispositif devrait influer sur le climat de la place.
Enfin, le projet propose la construction d’une passerelle qui permettra de créer une boucle de promenade en hauteur. Ce « Skywalker » mènera les visiteurs au-dessus de la canopée. Ils bénéficieront alors d’une vue sur la ville, la montagne et la mer. A ce parc, dont le coût de réalisation est estimé (hors tunnel) à 30 M€ TTC, viendra s’ajouter un programme construit d’environ 70 000 m². Une valorisation foncière qui devrait participer au financement des travaux de la place.


Source : Agence TER - ABC Paysages - Marie-Douce Albert LE MONITEUR.FR

jeudi 2 mai 2013

Futur centre d’expositions, de séminaires et de congrès d’Annecy

Intégration en douceur, ouverture et accessibilité, architecture singulière caractérisent cet équipement d'un coût prévisionnel de travaux de 35 millions d'euros HT, et 2 millions d'euros HT supplémentaires pour les abords. Avec un bâtiment à la hauteur limitée enfoui aux deux tiers, les concepteurs organisent les fonctionnalités en quatre niveaux : de moins 6 m à plus 4,5 m, avec un hall d'accueil de plain-pied avec le parvis et le parc. La toiture de l'ensemble se « soulève » et révèle un canal qui laisse les eaux du lac pénétrer jusqu'au bâtiment. La façade sud se couvre de panneaux vitrés ; un pont enjambe le canal et marque l'entrée principale. Une esplanade offre une nouvelle vue sur le lac et un espace de détente. L'accès à la toiture en bois végétalisée constitue l'élément phare d'une conception qui préserve - programme oblige - le caractère public et accessible à tous de ce nouvel équipement. Afin de tenir compte de la nappe induite par le lac, un bouchon maintiendra l'étanchéité pendant les travaux, avant la mise en œuvre d'un radier lesté et clouté. Pour enjamber de grands volumes, la toiture conjuguera finesse et robustesse avec une structure porteuse bois-métal, combinée à un plancher béton, support du platelage bois et des espaces verts. Enfin, les eaux du lac fourniront la source d'énergie pour le chaud et le froid.

 Source : Pierre Delohen (Bureau de Lyon du Moniteur)- ABC Paysages

jeudi 7 mars 2013

Une «cité aux fleurs» en Chine

L’agence néerlandaise de paysagistes West 8 a été chargée de réaménager en zone semi-habitée, semi-horticole un secteur de 20,5 km2 au sud de la mégalopole chinoise de Guangzhou (Canton).

Le territoire de delta situé entre les fleuves Huadi et Pearl, à 6 km du centre de Canton, en Chine, a conservé jusqu’à aujourd’hui une forte tradition horticole. Cependant, l’industrialisation du secteur causant des problèmes de pollution, et le manque de détermination du droit des sols menant au recul progressif de la nature, les autorités locales ont décidé de lancer un concours pour la conception d’un «plan d’urbanisme durable» sur ce secteur. Le plan porte sur 2050 hectares (20,5 km2), dont 450 hectares de zones humides, et propose un cadre de vie et de production horticole intégré à une gestion plus durable de l’eau.

Elaboré par l’agence néerlandaise de paysagistes West 8, lauréate le 8 février, le plan repose sur un nouveau système de gestion des eaux. En bordure extérieure, plusieurs points de collecte de l’eau, pour sa dépollution, épousent la géographie des fleuves, tandis qu’à l’intérieur, un maillage resserré de canaux aide à déterminer les usages des sols. Deux aires distinctes se dégagent : à l’ouest, les terres dédiées à l’horticulture ; à l’est, les terres promises à l’urbanisation, avec de nouveaux logements compacts de six étages en moyenne. L’eau, fil conducteur du projet, irrigue l’ensemble du site, par le biais des canaux, dont certains ouverts à la navigation de plaisance.

Village aux fleurs

Guangzhou a pour tradition de célébrer chaque année la venue du printemps par un marché aux fleurs attirant des millions de visiteurs. Le projet de West 8 incorpore un «village aux fleurs» sur l’île Huadi. Conçu suivant la trame des anciennes habitations rurales, il pourra servir, hors période de foire, de parc urbain, avec hôtels et restaurants. Ce village inclura pour partie la reconstruction de bâtiments historiques, qui seront utilisées pour exposer l’histoire de l’horticulture traditionnelle. Un nouvel édifice, intitulé « Palais des fleurs », visible depuis l’autoroute et les voies ferrées, servira de point de repère dans ce paysage réaménagé.
Milena Chessa et Aline Gillette | Source Le Moniteur - ABC Paysages - 07032013
 


mercredi 27 février 2013

Sur les pas d'André Le Nôtre

Fin mai, le Jardin des Tuileries sera en fête pour un double anniversaire. Celui du créateur des lieux, André Le Nôtre, qui y naquit il y a 400 ans, et celui du salon « Jardins, jardin » qui va s’y installer et célébrera sa dixième édition.
Cela n’aura échappé à personne, l’année 2013 sera celle d’André Le Nôtre, qui naquit il y a très exactement 400 ans sur ce même site et qui recevra donc « Jardins, jardin », manifestation qui elle-même fêtera ses 10 ans d’existence ! Deux bonnes raisons pour mettre les petits plats dans les grands avec un menu tout spécialement concocté par le Musée du Louvre et les organisateurs du salon.

Une découverte inédite

C’est le 25 mai que l’auditorium du Louvre ouvrira les festivités avec une journée d’étude sur le thème de la promenade au jardin. Elle sera suivie à partir du 30 mai par l’ouverture d’une « exposition promenade » et d’une « exposition végétale » qui proposeront aux visiteurs une découverte inédite du paysage des Tuileries avec un accompagnement didactique qui redonnera à voir, au-delà du passage du temps, les intentions premières de l’auteur des lieux et, par ailleurs, jardinier attitré de Louis XIV. Ces mêmes visiteurs pourront également découvrir toute la diversité horticole, souvent méconnue voire sous-estimée, à laquelle avait recours le paysagiste de même que les techniques et les modes de culture qu’il utilisait alors.

De nouvelles perspectives

Musée du Louvre - Fouin - 2010 C

 

Dans le même temps – du 31 mai au 2 juin – Jardins, jardin proposera aux 20 000 visiteurs attendus ses traditionnelles réflexions sur l’innovation et les tendances du jardin urbain et du design d’extérieur à travers la présentation d’une vingtaine de jardins réalisés pour la circonstance par des professionnels du paysage. Seize projets lauréats du concours de l’innovation et les présentations des travaux de 10 écoles françaises et étrangères d’architecture, de design, d’horticulture et de paysage seront également de la fête. Enfin, de nombreux ateliers, dont certains seront guidés par les thèmes de l’agriculture urbaine et de l’architecture verte, seront proposés, sans oublier la centaine de stands des exposants fidèles à la manifestation. Autant de perspectives pour célébrer comme il se doit celui qui, dans un autre registre, les mit en valeur.
Eric Burie | Source PAYSAGE ACTUALITES - ABC Paysages

mercredi 10 octobre 2012

Gardens of the Bay (Singapour)

Suivez ce lien pour avoir un aperçu des "Gardens of the Bay" de Singapour en compagnie du chef du projet Andrew Grant.
VIDEO

samedi 6 octobre 2012

Prix de l’aménagement urbain 2012

Pour la 10ème édition des prix de l’aménagement urbain, organisés par le Groupe Moniteur, le jury a attribué trois prix. Dans la catégorie « Grandes villes et territoires métropolitains », le prix est attribué à la communauté urbaine du Grand Nancy (Meurthe-et-Moselle) pour la rénovation urbaine du plateau de Haye, un territoire de 440 ha à cheval sur les communes de Laxou, Maxéville et Nancy. Le jury a salué une démarche «qui relève de la nécessité» sur ces quartiers de logements sociaux, et son artisan, Alexandre Chemetoff,  architecte, paysagiste et urbaniste, pour son investissement et la pertinence de son action.
Yèvre-le-Chatel - Aménagement du site historique de St Lubin


Dans la catégorie « Petites villes et territoires ruraux », deux prix ex-aequo sont décernés. L’un va à Yèvre-le-Châtel (211 habitants), commune associée à Yèvre-la-Ville (Loiret), pour l’aménagement modeste et juste du site historique de l’église Saint-Lubin. Le second prix récompense la commune d’Ambérieux d’Azergues (566 habitants), dans le Rhône, pour la recomposition réussie de son centre-bourg, incluant reconstruction d’une nouvelle halle et requalification des voies.
Source : Le Moniteur - Cambium 17 - ABC Paysages - Cyrille Véran

jeudi 6 septembre 2012

Un mur végétal de 2000 m²

Pour son centre commercial de 35.000 m2, la compagnie de Phalsbourg a confié à Patrick Blanc, artiste botaniste, la réalisation d'un Mur végétal. Déjà auteur de celui du Musée du Quai Branly à Paris, Patrick Blanc a réalisé 2000 m2 de façades végétalisées qui comportent 46.530 plantes, de 285 espèces différentes.
Ce Mur Végétal qui est désormais le plus grand du monde, a été conçu avec l'objectif de protéger les bâtiments, tout en assurant à l'installation végétale une pérennité d'au moins trente ans, avec un entretien très réduit.
II consiste en une superposition de différents éléments garantissant la croissance et la fixation à long  terme des racines des plantes sur une surface et non pas dans un volume, contrairement aux autres méthodes de culture. Le choix des espèces tient évidemment compte, en premier lieu, des conditions climatiques du site d’installation.

Dissocié du bâti

La superposition de trois éléments (cadre métallique, feuille de PVC expansé, nappe d’irrigation) compose le Mur Végétal, qui est ainsi dissocié du bâti.
Celui-­ci est d’abord constitué du cadre métallique autoportant ou chevillé sur un mur de façade existant. Ce cadre crée un coussin d'air de quelques centimètres entre la façade et le Mur Végétal, qui assure une isolation contre le froid en hiver et contre la chaleur en été. Ce vide protège également la façade des intempéries et de la pollution, tout en créant un espace infranchissable par les racines.
Sur le cadre métallique, on rivète la plaque de PVC expansé de 10 millimètres d’épaisseur, qui garantit l’étanchéité ainsi que la rigidité et l'homogénéité de la surface à végétaliser.
La nappe d’irrigation est un feutre en polyamide de 3 millimètres d'épaisseur, qui est agrafé sur le PVC. C'est sur ce feutre imputrescible, à fort pouvoir de capillarité et de rétention d'eau, que se développent les racines des plantes.

Isolation par l'extérieur

Celles-­ci sont installées sous forme de graines, de boutures ou de plantes adultes à toutes les hauteurs du Mur Végétal, avec une densité de l'ordre d'une trentaine de végétaux par mètre carré. L'arrosage s'effectue à partir d'un tuyau régulièrement percé, situé au sommet du Mur Végétal.
L'entretien du Mur est réduit, la plupart des mauvaises herbes étant incapables de s'installer sur ces surfaces verticales. Une taille annuelle des arbustes est prévue.
En plus de recréer des milieux vivants très comparables aux milieux naturels et d'effectuer une action dépolluante, le Mur végétal, dont la conception s'appuie sur une véritable connaissance botanique, crée
une surface d’isolation entre le bâti et l’extérieur, grâce à son coussin d’air : il réduit les besoins en climatisation pendant l’été et en chauffage pendant l’hiver.
Source - Le monituer.fr - 05092012