Créateur de Jardins

mercredi 10 octobre 2012

Gardens of the Bay (Singapour)

Suivez ce lien pour avoir un aperçu des "Gardens of the Bay" de Singapour en compagnie du chef du projet Andrew Grant.
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samedi 6 octobre 2012

Prix de l’aménagement urbain 2012

Pour la 10ème édition des prix de l’aménagement urbain, organisés par le Groupe Moniteur, le jury a attribué trois prix. Dans la catégorie « Grandes villes et territoires métropolitains », le prix est attribué à la communauté urbaine du Grand Nancy (Meurthe-et-Moselle) pour la rénovation urbaine du plateau de Haye, un territoire de 440 ha à cheval sur les communes de Laxou, Maxéville et Nancy. Le jury a salué une démarche «qui relève de la nécessité» sur ces quartiers de logements sociaux, et son artisan, Alexandre Chemetoff,  architecte, paysagiste et urbaniste, pour son investissement et la pertinence de son action.
Yèvre-le-Chatel - Aménagement du site historique de St Lubin


Dans la catégorie « Petites villes et territoires ruraux », deux prix ex-aequo sont décernés. L’un va à Yèvre-le-Châtel (211 habitants), commune associée à Yèvre-la-Ville (Loiret), pour l’aménagement modeste et juste du site historique de l’église Saint-Lubin. Le second prix récompense la commune d’Ambérieux d’Azergues (566 habitants), dans le Rhône, pour la recomposition réussie de son centre-bourg, incluant reconstruction d’une nouvelle halle et requalification des voies.
Source : Le Moniteur - Cambium 17 - ABC Paysages - Cyrille Véran

jeudi 6 septembre 2012

Un mur végétal de 2000 m²

Pour son centre commercial de 35.000 m2, la compagnie de Phalsbourg a confié à Patrick Blanc, artiste botaniste, la réalisation d'un Mur végétal. Déjà auteur de celui du Musée du Quai Branly à Paris, Patrick Blanc a réalisé 2000 m2 de façades végétalisées qui comportent 46.530 plantes, de 285 espèces différentes.
Ce Mur Végétal qui est désormais le plus grand du monde, a été conçu avec l'objectif de protéger les bâtiments, tout en assurant à l'installation végétale une pérennité d'au moins trente ans, avec un entretien très réduit.
II consiste en une superposition de différents éléments garantissant la croissance et la fixation à long  terme des racines des plantes sur une surface et non pas dans un volume, contrairement aux autres méthodes de culture. Le choix des espèces tient évidemment compte, en premier lieu, des conditions climatiques du site d’installation.

Dissocié du bâti

La superposition de trois éléments (cadre métallique, feuille de PVC expansé, nappe d’irrigation) compose le Mur Végétal, qui est ainsi dissocié du bâti.
Celui-­ci est d’abord constitué du cadre métallique autoportant ou chevillé sur un mur de façade existant. Ce cadre crée un coussin d'air de quelques centimètres entre la façade et le Mur Végétal, qui assure une isolation contre le froid en hiver et contre la chaleur en été. Ce vide protège également la façade des intempéries et de la pollution, tout en créant un espace infranchissable par les racines.
Sur le cadre métallique, on rivète la plaque de PVC expansé de 10 millimètres d’épaisseur, qui garantit l’étanchéité ainsi que la rigidité et l'homogénéité de la surface à végétaliser.
La nappe d’irrigation est un feutre en polyamide de 3 millimètres d'épaisseur, qui est agrafé sur le PVC. C'est sur ce feutre imputrescible, à fort pouvoir de capillarité et de rétention d'eau, que se développent les racines des plantes.

Isolation par l'extérieur

Celles-­ci sont installées sous forme de graines, de boutures ou de plantes adultes à toutes les hauteurs du Mur Végétal, avec une densité de l'ordre d'une trentaine de végétaux par mètre carré. L'arrosage s'effectue à partir d'un tuyau régulièrement percé, situé au sommet du Mur Végétal.
L'entretien du Mur est réduit, la plupart des mauvaises herbes étant incapables de s'installer sur ces surfaces verticales. Une taille annuelle des arbustes est prévue.
En plus de recréer des milieux vivants très comparables aux milieux naturels et d'effectuer une action dépolluante, le Mur végétal, dont la conception s'appuie sur une véritable connaissance botanique, crée
une surface d’isolation entre le bâti et l’extérieur, grâce à son coussin d’air : il réduit les besoins en climatisation pendant l’été et en chauffage pendant l’hiver.
Source - Le monituer.fr - 05092012

vendredi 31 août 2012

Forêt éphémère place du Palais Royal - Paris

Du 15 au 23 septembre, une forêt éphémère sera créée place du Palais Royal. Parmi les animations, une maison « Habitat Zéro Carbone » à visiter.

Les promeneurs auront une curieuse surprise, place du Palais Royal, du 15 au 23 septembre. Une forêt éphémère de 15 000 plants, dont 350 grands arbres, fleurira à l’initiative de France Bois Forêt, l’interprofession nationale de la filière bois-forêt. L’évènement est réalisé en partenariat avec  l’ONF (Office National des Forêts) et l’UCFF (Union de la Coopération Forestière Française) et sous le haut patronage du ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt. Les curieux pourront y découvrir une multitude d’essences (bouleau, chêne, érable, châtaignier…), les métiers liés à la forêt et les différentes utilisations du bois dans notre quotidien. Des ateliers et animations seront organisés toute la semaine.

Source : France Bois et Forêt - 31082012

Des plantes pour le bien être

Régis Guignard, paysagiste et architecte (agence Méristème) a achevé à l’automne 2011 les quatre hectares d’espaces extérieurs de l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon, restructuré par Christian de Portzampac. Le sens donné à ce travail : créer un jardin pour stimuler les émotions et la mémoire, pour calmer les angoisses et soigner.



Esplanade, patios, abords : chaque partie est traitée comme un quartier, dans cette enceinte qui s’apparente à une ville dans la ville. Dans la lignée des jardins hospitaliers médiévaux, l’esplanade de 1,2 ha s’organise autour de carrés médicinaux bordés par des fascines en osier. Fait inédit, ces carrés ont été organisés selon les principes actifs des plantes : le carré des saponines, des amers, des phénols, des résines, des huiles essentielles, des vitamines… 
La composition des plantations privilégie les vues plongeantes depuis les chambres et les offices, avec une attention particulière portée sur les tracés et la matière végétale elle-même. Le traitement des abords consiste essentiellement à gérer les flux, notamment des voitures. Pour atténuer leur présence, de nouveaux parkings sont installés en contrebas et dissimulés par des plantations de fruitiers. « Nous sommes partis d’un constat assez simple, insiste Régis Guignard : personne ne vient à l’hôpital de son plein gré. Dès lors, ce que les patients et l’ensemble des usagers perçoivent  des fenêtres prend une dimension singulière. Le jardin peut devenir hospitalier dans tous les sens du terme ».
D'après l'article de Delphine Désveaux, Le Moniteur du 16 mars 2012

mardi 28 août 2012

Décret sur l’évaluation environnementale publié

A partir du 1er février 2013, l’incidence des documents d’urbanisme sur l’environnement devra faire l’objet d’une évaluation, de manière systématique ou au « cas par cas ».
Le décret n° 2012-995 du 23 août, publié au Journal officiel du 25, liste les documents d’urbanisme qui, en raison de leurs incidences sur l’environnement, devront faire l’objet d’une évaluation environnementale. Il s’agit  notamment : des directives territoriales d'aménagement et de développement durables (DTADD) ; du  schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF) ; des schémas de cohérence territoriale (Scot) ; des plans locaux d'urbanisme (PLU) ; des schémas d’aménagement ; des prescriptions particulières de massif et de certaines cartes communales.
Élaboration, révision ou modification
Ce décret, très attendu, est construit en parallèle de celui du 2 mai dernier (n° 2012-616) qui concernait spécifiquement une cinquantaine de documents de planification (plans, schémas, programmes). Il institue, de la même manière, une procédure alternative d’évaluation systématique ou d’examen « au cas par cas » (par exemple : pour certains PLU ou pour les cartes communales de communes limitrophes d’une commune dont le territoire comprend en tout ou en partie un site Natura 2000).

L'autorité administrative de l'Etat compétente,  saisie par la personne publique responsable,  au titre de la procédure d'examen au « cas par cas », peut être : le Conseil général de l'environnement et du développement durable ; le préfet de région, le préfet de département ou le préfet de Corse. Elle doit décider, dans un délai de deux mois, si le document doit faire l'objet d'une évaluation environnementale. Cette décision est motivée, publiée sur son site internet et jointe, le cas échéant, au dossier d’enquête publique.
Dans tous les cas, l’autorité administrative compétente de l’Etat doit formuler un avis sur l’évaluation environnementale et sur le projet de document dans les trois mois suivant sa saisine.
L’évaluation environnementale n’est pas seulement réalisée lors de l’élaboration du document d’urbanisme. Elle doit être également entreprise lors des procédures d’évolution (modifications, révisions, et déclarations de projet). Par ailleurs, le décret apporte de nombreux ajustements et précisions sur le rapport environnemental des documents d’urbanisme soumis  à évaluation. Ce rapport doit présenter les mesures envisagées pour éviter, réduire et si possible compenser, les conséquences dommageables de la mise en œuvre du document sur l’environnement.
Cinq mois pour se préparer
Ce décret entrera en vigueur le 1er février 2013. Toutefois, les documents d'urbanisme dont la procédure d'élaboration ou de révision sera particulièrement avancée à cette date (en raison de l'organisation de la réunion conjointe des personnes publiques associées, du débat sur le projet d'aménagement et de développement durables ou de l'enquête publique) ne seront pas soumis aux nouvelles règles.
Pour consulter le décret n° 2012-995 du 23 août 2012, cliquez ici
Source JD - Le Moniteur - 27/08/2012

vendredi 24 août 2012

Jardin du Cente anti-cancer de Caen

« Faites-nous rêver ». La commande est peu banale. Elle a été passée par le centre de lutte contre le cancer François-Baclesse de Caen en 2009 à Benoît Duchoumel, jeune architecte-paysagiste (Atelier Zenobia - ABC Paysages). Au cœur du projet, un coin de verdure.  Benoît Duchoumel obtient l’autorisation de soumettre un questionnaire aux personnels, aux patients et à leurs visiteurs pour connaître leurs envies. Les réponses deviennent « le mortier de [sa] réflexion ». Résultat : « un jardin en élévation, invitant  à s’affranchir de la gravité ». Sept microcosmes sont créés sur 700 m² : le jardin pergola, le jardin « bain de soleil », le jardin d’eau, le jardin repos, le jardin forêt, le jardin jeu, le jardin zen. « Autant de lieux pensés pour le partage, pour s’extirper d’une chambre qui manque d’humanité », suggère l’architecte-paysagiste.


Les 500 000 euros HT nécessaires pour le projet ont été assurés par mécénat, sous parrainage du cinéaste Jacques Perrin et par dons anonymes lors d’obsèques. Ce qui s’appelle désormais Océan vert a été inauguré le 22 juin, après neuf mois de chantier.

D’après l’article de Nicolas Guillon - Le Moniteur - 23/08/2012

mardi 21 août 2012

Gorges de l'Ardèche mises en scène

Le Syndicat de gestion des gorges de l'Ardèche, regroupant 13 communes concernées par la route touristique des gorges ouverte en 1969, a exprimé sa volonté de passer à un tourisme raisonné et valorisant le patrimoine paysager. Premier objectif : la requalification de la route touristique.
Pour empêcher l’éparpillement du stationnement, une dizaine de belvédères a été désaffectée en étalant des tapis dissuasifs de très gros concassés d’un calcaire local, au gris teinté de blond, proche de la roche affluente. Ces concassés délimitent les zones de stationnements traitées en bicouche. Quand ils en serrent les espaces piétons en béton sablé de concassé calcaire, ils canalisent les flux de visite en les dirigeant vers les points de vue déterminés. Ils sont aussi utilisés autour de la végétation préexistante pour la préserver.
Aucune plantation nouvelle n’a été ajoutée car l’arrosage n’aurait pu être assuré. Un autre calcaire du cru, presque marbrier, constitue le mobilier gravé dans la masse : piliers avec le nom du belvédère, tabourets aux motifs de la flore et la faune du site, dalles d’orientation au sol. Le projet est conçu par l’Agence de Paysage Patrice Pierron, sous maîtrise d’ouvrage du département, chargé des routes et partenaire du PER.
Source : Le Moniteur 20/08/2012

Photo : P Pierron - Paysagiste

vendredi 17 février 2012

Le voile est levé sur la prochaine édition du Festival de Chaumont-sur-Loire : 30 œuvres éphémères nous emporterons dans les plus délicieux délires !

« Jardins des délices, jardins des délires »... Pour son vingtième anniversaire, le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire n'a pas fait dans le détail en choisissant ce thème tout en se référant à la tradition « jardiniste ». Bonheur, euphorie, félicité, épanouissement... Autant de qualificatifs qui accompagneront ces lieux d'imagination, d'extravagance et de luxuriance, que le visiteur retrouvera au fil de sa promenade dans le domaine paysager du réputé château.
Présidé par Alain Passard, le célèbre chef cuisinier, le jury a sélectionné 30 projets qui se partageront les 3 ha de jardins consacrés au Festival. D'avril, jusque fin octobre, ils n'auront que pour objets d'enchanter, de surprendre, d'étonner, de faire rêver...